EGLISE CATHOLIQUE LIBERALE
Province de France, de Suisse Romande
et d'Afrique Francophone
Questions fréquentes
Réponses aux questions fréquemment posées :
(suite)
14 - L'Eglise Romaine s'est-elle déclarée unie à ceux qui n'accepteront pas tous ses dogmes ou bien qui ne sont pas soumis au pape ?
La Constitution dogmatique "De Ecclésia" (traduite en français par la Librairie Saint-Paul, Lyon, en sa page 12) fait l'objet d'une introduction de Mgr Renard où il est écrit : " l'Eglise se sait UNIE, pour de multiples raisons à ceux qui portent le nom de chrétiens, sans pour autant professer toute la foi ni être unis au Successeur de Pierre ".
Ainsi, le fait de ne pas acquiescer à tous les dogmes de l'Eglise Romaine ou de ne pas reconnaître la suprématie papale, n'enlève pas l'unité. Les paroles de Mgr Renard sont étayées par le n° 15 de la Constitution prémentionnée. Ce n° 15 est lui-même préparé par le n° 7 : " Dans la fraction du pain eucharistique, nous avons part réellement au Corps du Seigneur et nous sommes élevés à la communion avec Lui et ENTRE NOUS. Ainsi, TOUS nous devenons membres de ce Corps (cf. 1 Cor. 12/27) et respectivement membres les uns des autres " (Rom. 12/5).
Et, supra, dans un contexte profondément oecuménique, le N° 7 du texte dogmatique reprend la parole de Paul : " Nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour faire un seul corps " (1 Cor. 12/13).
15 - On peut donc dire que l'Eglise Romaine et l'Eglise Catholique Libérale sont "en communion" ?
A - Elles sont d'abord en communion au sens mystique. La communion, au sens des chrétiens primitifs, est la communauté des croyants avec leurs évêques ; de ceux-ci entre eux et de tous avec leur chef, le CHRIST. Le signe tangible et en même temps le principe par lequel se renouvelle sans cesse cette communauté est l'Eucharistie, la communion. (Hertling, op. cit. p.40).
B - Elles sont en communion ecclésiale (cet adjectif gardant le sens de " qui concerne l'Eglise, entendue principalement comme la communauté dans la foi, animée par l'Esprit-saint ". En effet, la consécration eucharistique dans notre Eglise est reconnue valide par l'Eglise Romaine. Or, celle-ci a proclamé, depuis toujours, que le signe de communion par excellence est la participation à une même eucharistie (cf. Actes 2/42).
Il faut comprendre par là non la présence effective à une même messe pour une même communion, mais pour une communion universellement la même, identique çà et là, autrement dit la seule vraie, conformément à la parole du Christ : " mon Corps ", " mon Sang " ; la présence réelle.
Cette communion ecclésiale des Eglise Catholique Romaine et Catholique Libérale est illuminée par un passage de Saint Paul (1 Cor.10/16-17) : " Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n'est-il pas une communion au corps du Christ ? Puisqu'il y a un seul pain, nous formons un seul corps, tout en étant plusieurs car nous participons tous à un même pain ".
Il est bien juste de dire que la participation à une même eucharistie, le Corps et le Sang sacramentels du Christ, est le signe de communion par excellence, celui qui constitue l'ensemble des relations mutuelles, invisibles et visibles ; l'unité et la catholicité qui exprime la vie sur terre d'une Eglise, ou bien encore, de deux ou plusieurs Eglises entre elles.
C - Elles sont en communion au sens théologique. La communion, en théologie, ce sont les relations fraternelles des chrétiens entre eux, fondées sur leur union commune aux Personnes Divines.
Nos deux Eglises sont donc " en communion " à la place première de l'important.
16 - Les Deux Eglises sont-elles aussi en communion ecclésiastique ?
On réserve l'adjectif ecclésiastique, mis à sa place, qui demeure seconde, à l'aspect juridique et social de l'Eglise et, dans un sens plus restreint, au clergé.
Traditionnellement, Rome a enseigné que la communion ecclésiastique se réalise immédiatement dans l'Eglise locale autour de l'Evêque entre les Eglises par les relations mutuelles des Evêques, rassemblant dans l'unité de l'Eglise universelle, dont l'Evêque de Rome est le centre et le chef, la multitude des Eglises particulières. Ces vues, un peu simplistes et devenues presque caduques devant l'ampleur du mouvement oecuménique et l'approfondissement eschatologique, donnèrent lieu à une nouvelle expression de la théologie post-conciliaire.
On a d'abord fait observer qu'à trop fixer les structures juridiques et leurs rapports médiats avec les hiérarchies, pour définir la communion ecclésiastique, on arrivait à considérer tout de bas en haut et non de haut en bas. Si la communion réunit à travers le temps, dans une même Eglise les générations successives, c'est, au sommet, par le rattachement aux Apôtres et à Pierre, mais forcément et encore plus au Christ et au message du Christ. C'est pourquoi le théologien conciliaire Hans Küng écrit dans "L'Eglise", p.386, que la communion ecclésiastique, administration de l'Eglise, hiérarchie, etc ....
C'est le même et seul Christ qui, par sa parole et son amour, unit en une communion les membres du clergé entre eux et ceux-ci avec le Peuple de Dieu par son Esprit. C'est par le seul et même repas du Seigneur que les Prêtres, les Evêques et les Fidèles restent unis entre eux.
C'est à sa manière de rompre le pain que les disciples d'Emmaüs ont reconnu le Christ ! Jésus fut conçu, inspiré et guidé par l'Esprit; sur la Croix " emisit spiritum / Il rendit l'Esprit " Ressuscité, Il l'envoya aux Apôtres, lors de la magnifique Pentecôte, qui fonda définitivement l'Eglise - Corps du Christ. Cet Esprit agit dans l'Eglise, mais il n'est pas lié par l'organisme hiérarchique et sacramentaire qu'il anime et qui constitue essentiellement l'enseignement et l'action du Sauveur; malheur à la communauté ecclésiale qui, par la tentation facile des morceaux choisis d'Evangile, ne retiendrait qu'un aspect -celui qui lui plaît -du plan divin ; qui, oubliant l'ordre du Christ : " Qu'ils soient tous un, Père, comme toi et moi sommés un " (Jean 17/20-21), s'en tiendrait à une communion ecclésiastique faite de cloisons étanches. Si le pape représente Pierre, Pierre représente le Christ Universel. Si la communion ecclésiastique se réalise autour des Evêques avec le Pape, comment limiter cette communion ecclésiastique au troupeau Catholique Romain ? Sa nature et sa vocation font qu'elle s'ouvre sur toutes les Eglises Chrétiennes, car Pape et Evêques sont d'abord prêtres, chacun à son rang hiérarchique.
Or, tout prêtre n'est jamais que le représentant du Christ, le Prêtre Unique, le seul Grand-Prêtre Eternel, Universel.
Seul le Christ, dans le nouveau peuple de Dieu, porte le titre de " hieros " (Chef Sacerdotal, Pontife). L'Eglise est un peuple sacerdotal (et non un peuple de prêtres et d'évêques). Prêtres et évêques, députés à certaines fonctions dans le service du peuple de Dieu, participent de façon particulière au sacerdoce unique du Christ. (Cf. Dict. de la Foi Chrétienne tome 1, p.610).
L'Église existe par le Christ. Elle existe par Lui, en Lui, pour Lui. Cette vision christocentrique de la communion ecclésiastique, dépassant les Evêques, le Pape, Pierre et les Apôtres, débouche sur communion ecclésiastique des différentes Eglises Chrétiennes.
La communion ecclésiastique, qu'on le veuille ou non, EXISTE entre l'Église Romaine et les autres Églises Chrétiennes. Qui oserait pousser le scepticisme jusqu'à nier la réalité ? Une telle attitude aboutirait à rejeter les faits alors que les faits nous imposent un résultat ! Car on ne peut jamais séparer ces deux aspects évangéliques de la Charité ; servir et unir.
Saint Paul écrit avec autorité : "Vous êtes tous fils de Dieu par la Foi au Christ Jésus ; vous tous, en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car vous ne faites tous qu'UN dans le Christ Jésus " (Gal. 3/27).
La vocation de l'Église s'inscrit dans l'Unité, c'est à dire une vocation en regroupement. Ce qui a pour conséquence immédiate la vie en pleine communion ecclésiale d'Église à Église, en symbiose universelle. Et que serait la communion ecclésiastique sans communion totale au Christ ordonnant l'unité ? Une machinerie, une bureaucratie dépourvue de grandeur spirituelle chrétienne, allant à l'encontre de ce divin commandement !
Hans Küng est dans cette optique Paulinienne en écrivant (op. cit. p.386) : "L'Unité de l'Eglise ne repose pas en fin de compte sur elle-même".
Le docte théologien indique par là qu'elle ne repose pas, par exemple, sur un ensemble sociologique uniforme, sur une organisation hiérarchique, une discipline, une administration spécifique, mais sur l'Unité de Dieu même, qui est efficace par Jésus-Christ dans l'Esprit.
La communion ecclésiastique est, par conséquent, avant tout, une réalité de Foi, une grandeur spirituelle, incompressible. Le clergé, Prêtres, Evêques, Pape et le Peuple de Dieu qu'il rassemble, sont les éléments physiques porteurs de cette même communion.
C'est le seul et même Dieu qui rassemble en un seul Peuple de Dieu les dispersés de tous les lieux et de tous les temps. Autrement dit, tous les chrétiens sans distinction tempo-spatiale, raciale ou confessionnelle.
C'est le seul et même Christ, qui par sa parole les unit tous en une seule communion fraternelle par son Esprit.
La communion ecclésiastique, ce n'est pas la structure hiérarchique, administrative, cléricale avec ses rapports de conséquences ; il n'y a là qu'un encadrement. C'est une spiritualité dans l'Église et entre toutes les Églises.
C'est par le seul et même baptême par lequel tous deviennent membres du même Corps du Christ, le seul et même repas du Seigneur, dans lequel tous restent unis au Christ et entre eux.
Ici, nous voyons les signes tangibles, sacramentaires de la communion fraternelle. Ils sont communs aux Églises chrétiennes et brisent les frontières imaginaires qu'une certaine ecclésiologie obscure, maintenant dépassée, assignait à la notion de communion ecclésiastique.
" C'est la seule et même confession de foi au Kyrios Jésus, la même espérance de la gloire, le même amour expérimenté dans l'unité des cœurs, le même service pour le monde ".
Ce passage de Küng est très important parce qu'il élève les causes de communion fraternelle à un horizon eschatologique. On songe tout de suite à l'ascension communionnelle : " Lorsqu'ils se réveillèrent, ils virent Sa gloire " (Luc 9/32). Car tout est dit là ....
Cette finalité de la communion (ecclésiale comme ecclésiastique) est à elle seule une justification amplement suffisante. La communion fraternelle, ici-bas, dans l'Église du Christ, ne prélude-t-elle pas à cette autre communion fraternelle des Âmes dans la Jérusalem céleste ? (Ap. 21).
Comment pourrait-elle être, dès cette terre, réduite ou bornée par une Église au détriment d'une autre ? La communion terrestre ne serait plus en vue de son prolongement eschatologique, sans parler de manque de fraternité, de charité ....
C'est pourquoi, au delà des questions hiérarchiques, disciplinaires et administratives, toutes secondaires, dominées et absorbées par le Christ, on peut vraiment parler en foi d'une communion ecclésiastique entre l'Église Romaine et l'Église Catholique Libérale.
17 - Un catholique romain peut-il communier à la messe catholique libérale ?
C'est la question d'appartenance uniquement qui permet, à priori, de faire une telle demande puisque la consécration eucharistique de notre Église est reconnue absolument valide par l'Église Romaine.
La " communicatio in sacris " envisage la participation active d'un catholique romain à la liturgie d'une autre Église chrétienne. Suivant l'ancienne tradition, et en règle générale, Rome interdisait pareille participation à ses fidèles. Tout acte de culte, enseignait-on, est une confession de foi. D'où empêchement de recevoir la sainte communion hors de l'unité de la foi. Corrélativement, on estimait qu'un catholique qui hors le cas de nécessité, demanderait les sacrements dans une autre communion chrétienne, se rallierait implicitement à la confession de foi de cette communion.
Or, certaines dispositions, prises en 1964 par Vatican II en matière d'eucharistie, ont enlevé à ce qui précède son support indispensable avec tous les motifs déterminants.
En participant au sacrifice eucharistique, source et sommet de la vie chrétienne, les fidèles offrent à Dieu la Victime Divine et eux-mêmes avec elle. Ainsi tous, aussi bien par l'oblation que par la sainte communion, jouent leur rôle propre dans l'action liturgique ; les uns d'une manière, les autres d'une manière différente. (Constitution dogmatique "De: Ecclesia" n° 11)
Antérieurement, le sacrement reçu dans une autre Eglise constituait toujours, ipso facto, une adhésion à cette Eglise. Aujourd'hui, ces conséquences aliénantes sont devenues juridiquement désuètes, puisque le nouveau dogme reconnaît que les fidèles participent au sacrifice eucharistique en jouant leur rôle propre dans l'action liturgique ; les uns d'une manière, les autres d'une manière différente. Il n'y a donc plus, forcément, adhésion à l'Eglise qui donne la Communion. Le communiant apporte son intention. Cette intention peut être dans un sacrement de l'unité voulue par le Christ. (Jean, 17/20-21)
Il est exact de dire qu'avec le nouveau dogme, le principal empêchement juridique a disparu. Quid de l'autre motif ?
Le catholique ne devait pas communier hors de l'unité de la foi. Cette règle a sa motivation dans le fait que l'Eglise catholique ne croit pas pouvoir célébrer le sacrement de l'unité avec les Églises de tradition protestante parce que leur foi en l'Eucharistie est différente. Il est évident que cette même règle ne saurait concerner l'Eglise Catholique Libérale (même foi en l'Eucharistie).
Quelques casuistes, usant d'une argumentation d'une subtilité par trop mince, réprouvent la communion oecuménique en prétendant que l'Eucharistie est un sacrement de l'Église et pas seulement un sacrement dans l'Église. A cette objection, il est facile de répondre que tout sacrement dans l'Église est aussi sacrement de l'Eglise, lorsque deux communautés ecclésiales indépendantes l'une de l'autre professent la même foi dans ce sacrement.
C'est alors, ici comme là, le même signe caractéristique de l'Eglise en lequel celle-ci unit les croyants aux mystères du Christ et prolonge l'action sanctificatrice du Seigneur.
On insistait, avant 1964 (Vatican II), sur le fait qu'il n'était pas permis à un catholique de communier à une messe orthodoxe (bien que la consécration eucharistique orthodoxe soit indubitablement valide), car le nom même de communion indique que l'on est dans la communauté de la même Église. Ce point de vue péchait grossièrement à la base. Il se fondait sur ce que la communion sacramentelle signifie et réalise la communion ecclésiale - ce qui est vrai - et il en déduisait que le communiant catholique adhérait ainsi à une communauté étrangère, ce qui est faux. Faux, car ce même point de vue s'appuyait sur un texte paulinien (1 Cor. 10/17) qu'il détournait de son sens véritable. La communion ecclésiale du texte susvisé ( " nous formons un seul corps car nous participons tous à un même pain ") est la résultante de la communion sacramentaire au Christ qui, précisément, a institué une communion pour tous : " Prenez et mangez en tous ", qui a ordonné l'unité de tous et non le dégroupement, qui n'a jamais réservé l'Eucharistie à une communion ecclésiale restreinte !
La commensalité dont parle Saint Paul est avant tout une commensalité spirituelle effectuée par la fraction du pain, et non l'appartenance à un groupe social fermé aux autres chrétiens désireux de rompre le même pain ! Unus panis ....En outre, la théologie post-conciliaire élargit considérablement, hors d'une seule Eglise déterminée, la notion d'unité de l'Eglise. Küng écrit : " L'unité de l'Eglise est une grandeur spirituelle. Elle n'est pas en premier lieu une unité des membres entre eux ". (op. cit. p.386). Il y a débordement inter-ecclésial dans le Christ.
Pour toutes ces raisons, il est indéniable qu'un catholique romain est en droit de communier à la messe catholique libérale. C'est même un moyen de manifester concrètement l'unité du Peuple de Dieu, qui, dans ce sacrement sublime, est admirablement signifiée et nouvellement réalisée. (cf. Const. Dogmatique "De Ecclésia", n° 11).
18 - Un catholique romain peut-il, sans renoncer à ses dogmes, aller à la messe de l'Eglise Catholique Libérale ?
Oui, notre Eglise n'impose pas au catholique romain de quitter sa confession d'origine. Car nous sommes nous-mêmes CATHOLIQUES. Et il faut ajouter que notre catholicisme m'est pas étroit, mais libéral. Nous accueillons à nos autels tous ceux qui s'en approchent avec respect et sincérité, ne posant aucune condition, à nos frères chrétiens, dans le domaine de la croyance.
19 - Quelle messe un catholique romain trouve-t-il à l'Eglise Catholique Libérale ?
Nous avons gardé la forme traditionnelle du culte catholique, donné par l'" Ordo Missae " de Pie V, avec son rituel majestueux, son profond mysticisme et le témoignage vivant qu'il rend à la réalité de la grâce sacramentelle. Nous n'observons pas le nouvel " Ordo Missae " promulgué par Paul VI. Ainsi, à titre d'exemple, la messe est célébrée face à l'autel et non face au peuple ; nous n'avons pas réduit le culte liturgique des Anges et des Saints, ni supprimé les encensements, etc...
20 - Un Catholique Romain peut-il suivre régulièrement la messe Catholique Libérale et continuer à croire à l'infaillibilité papale ?
Oui, car nous avons un respect absolu de la conscience individuelle. En cette matière de primauté Romaine, on sait qu'aucun pouvoir absolu n'a été redonné au Souverain Pontife dès l'origine. " Aux premiers siècles du christianisme, au contraire, le Pape était seulement tenu pour l'Evêque de Rome, capitale de l'Empire, jouissant de ce fait d'une préséance particulière. C'est à partir du IX° siècle qu'on voit nettement apparaître dans le droit canon l'idée de la suprématie Romaine dans l'Église ". (Marcel Pacaut, " Les Institutions Religieuses ", p.9, Presses Universitaires de France).
Puis, au cours du Moyen-Age, profitant de la lutte qu'elle mène contre les souverains pour empêcher toute intervention laïque dans les affaires ecclésiastiques, la Papauté établit sa toute-puissance et crée les grands organismes de centralisation administrative.
Chez toute personne en particulier, nous respectons la croyance ou la non-croyance à cette innovation canonique du IX° siècle, la primauté romaine.
Le Concile de Vatican I a proclamé, le 13 Juillet 1870, l'Infaillibilité pontificale. Cette infaillibilité ne s'impose évidemment pas à l'Eglise Vieille Catholique, ainsi nommée parce qu'elle refusa ce dogme nouveau, ni à l'Eglise Catholique Libérale qui procède de l'Eglise Vieille Catholique. Mais nous respectons chez toute personne la sincérité subjective qui donne créance à l'infaillibilité papale. Laissant les fidèles libres d'interpréter eux-mêmes les Ecritures, il s'en suit que nous les laissons libres d'interpréter le "Tu es Petrus et superbanc petram .... " pour décider s'il introduit ou non la primauté Romaine et, comme extrême pointe, l'infaillibilité. Nous considérons que l'intelligence humaine est pour l'homme un des meilleurs moyens d'approcher à la réalité scripturaire comme spirituelle.
Et comme notre Eglise est christiquement libérale (Mat. 7/13; Rom. 7 et 2/12,16) et n'exige aucune abjuration, il en résulte qu'un Catholique Romain peut faire partie de notre communauté ecclésiale tout en gardant " in se " un dogme particulier et, par exemple, celui de l'infaillibilité papale.