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EGLISE CATHOLIQUE LIBERALE


Province de France, de Suisse Romande


et d'Afrique Francophone


L’IMPORTANCE DE LA PRATIQUE RELIGIEUSE

Par Mgr André LHOTE, Évêque de l’Église Catholique Libérale,

(article paru dans " Lien de Fidélité ", mars-avril 1971)

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Dans nos efforts et nos luttes pour rétablir une vie religieuse bien organisée et une pratique régulière de nos cérémonies, dans notre Province de France de l’Église Catholique Libérale, nous rencontrons toujours le même genre de difficultés, dont la moindre n’est pas la méconnaissance à peu près générale du puissant intérêt que présente pour nos âmes la pratique religieuse, et la place importante que celle-ci devrait tenir dans notre évolution spirituelle.


C’est un fait que nous avons, compte tenu des isolés, beaucoup plus d’abonnés et de lecteurs de notre revue que de pratiquants réguliers de notre culte. De même, il m’arrive de faire des conférences publiques dans le but d’intéresser des personnes à l’esprit ouvert à nos idéaux, souvent en traitant des problèmes d’intérêt général ; m’efforçant de montrer comment nos enseignements apportent une solution à tant de questions laissées en suspens, aussi bien en ce qui concerne les doctrines chrétiennes que les problèmes de la vie. Bien que sur de tels sujets il ne soit pas aisé de rassembler des auditoires importants, surtout pour nous qui sommes si peu et mal connus, il arrive que de temps à autre, nous parvenions à toucher un public relativement assez nombreux. Même dans ces cas privilégiés, il y a toujours une infime proportion d’auditeurs, une fois leur curiosité satisfaite, qui manifestent un intérêt durable pour une pratique religieuse suivie.


Les membres du clergé, si dévoués et désintéressés, et les membres fidèles de la communauté souffrent de cet état de chose dont nous pouvons essayer de découvrir les causes.


Il semble que les plus importantes en soient celles qui viennent de désillusions éprouvées jadis au sujet des anciennes formes religieuses, ou d’illusions toujours entretenues par leur souvenir. De toutes ces illusions, la plus trompeuse, celle qui entretient en nous un faux sentiment de sécurité qui se révèle tel au moment des épreuves de la vie, se rapporte à l’importance relative des idées. Beaucoup de personnes croient de bonne foi que chérir certaines idées qu’elles croient vraies - et qui reposent sans doute sur des faits certains - constitue un critère de la vie spirituelle. On croit avoir tout gagné parce qu’on a adopté des idées logiques et vraies, trompé par la vieille illusion qu’il faut et qu’il suffit d’adhérer à un " Credo " pour être " sauvé ". Comme si une idéologie affectait le moins du monde la qualité de nos sentiments et de notre Esprit qui sont les critères de notre vraie valeur ! On devrait comprendre qu’un système de pensée quel qu’il soit, n’est qu’un mécanisme mental. Tant qu’il n’est pas maîtrisé, il peut faire progresser le mental par les efforts nécessaires à son assimilation. Mais le mental n’est pas une fin en soi : c’est un instrument. Dès que l’effort est accompli, le système d’idées devient pour notre âme un instrument de stagnation et de mort si nous n’essayons pas d’en tirer parti en nous servant pour aider le monde ignorant. Non pas en lui communiquant notre idéologie, mais en l’appliquant dans les circonstances de notre vie. C’est seulement lorsque l’expérience aura démontré la vérité de nos idées que celles-ci deviendront vraies pour nous.


La scène du Jugement Dernier, au XXVème Chapitre de l’Évangile selon St Matthieu, montre que du point de vue spirituel, ce ne sont pas nos idées, nos croyances qui comptent et nous jugent, mais nos actions. Nos idées apparaissent comme étant tout à fait inessentielles. La vie spirituelle étant une aspiration constante de notre Être vers Dieu, tant mieux si nos idées et explications du monde se révèlent simples et logiques, si elles ne peuvent être des obstacles entre Dieu et nous, mais au contraire pourraient servir de jalons sur la route qui mène à Lui : tant de croyances absurdes, lorsqu’on en est désabusé, ne finissent-elles pas à nous faire douter de Lui ? Mais nous ne sommes pas sur terre pour nous contenter de penser avec satisfaction que rien ne s’oppose à ce que nous croyions en Lui, mais pour aller à Lui. C’est cette démarche vers Dieu qui est la condition du progrès spirituel et rien d’autre, sinon l’action désintéressée pour les hommes faits à l’image de Dieu, contenant Dieu dans leurs cœurs.


L’indifférence montrée à notre égard, vient pour beaucoup d’anciennes désillusions. Le vrai sens de la prière qui est adoration pure et acceptation, a été tellement faussé dans les anciennes formes religieuses, l’accent ayant été mis presque exclusivement sur les prières personnelles de demande, l’amertume de voir tant de ces prières inexaucées, a détournés les hommes de la prière. Si on ne s’est pas donné la peine de comprendre et d’éprouver en quoi notre manière de prier diffère de celle des anciennes formes traditionnelles, on ne comprend pas quel incomparable moyen de développement spirituel nous offre l’Église Catholique Libérale. Jadis, l’usage du latin aboutissait, en dépit de sa beauté, à faire des fidèles de simples spectateurs, dans une " non participation " affligeante. Certes la liturgie romaine s’est mise aussi à la langue vulgaire, mais dans le même temps des modifications apportées aux rites ont privé ceux-ci d’une grande part de leur validité, réduisant considérablement leur action mystique sur les âmes.


La question des rites en général est aussi mal comprise habituellement. Les rites chrétiens sont fondés sur la Personne du Christ, et c’est Sa magie, c’est à dire Son pouvoir de transformation des divers états de la matière, qui fait descendre, à l’appel des signes de pouvoir tracés par le célébrant, les énergies transformatrices du monde spirituel jusque dans notre monde physique. Les paroles et les signes de pouvoir sont des actes qui restituent, dans les sacrements, Sa présence parmi nous. La matière est le véhicule de l’Esprit. N’oublions pas que les véhicules de notre conscience spirituelle, tissés d’une très fine matière, sont aussi matériels. La Transsubstantiation de la matière physique des Espèces, dans l’eucharistie, s’accomplit en même temps qu’une transsubstantiation de leurs contreparties psychiques et spirituelles, de sorte que celles-ci deviennent accordées à l’âme et à l’Esprit du Christ.


Lorsque nous prions en commun, une unité spirituelle s’établit entre nous, un brassage de conscience, et nous nous élevons tout naturellement au niveau de la conscience d’intuition, et comme le Seigneur Christ nous l’a promis, Sa bénédiction est au milieu de nous. Mais quand cette prière en commun est la Messe, quelque chose de bien plus prodigieux se produit. Non seulement, si notre conscience est pure et humble, Il descend dans l’intimité de nos cœurs, mais si nous communions, une transformation fondamentale de notre être peut s’accomplir. La conscience de l’éternité nous est offerte par le Seigneur qui a dit : " celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ".


Cette action mystique se prolonge jusque dans les régions les plus élevées du monde spirituel, et même un Homme devenu Parfait, dont le Seigneur Christ est le Maître, peut trouver un aliment mystique dans cette prodigieuse Unité, qui l’aide à parcourir les étapes de la surhumaine perfection.


Parfois un aliment nouveau nous surprend, et même affamé, nous ne savons pas apprécier sa saveur. Ne soyons pas comme ceux qui dédaignent ce qu’ils ne connaissent pas. Écoutons les conseils du Seigneur : " Prenez et mangez-en tous, car Ceci est Mon Corps ; prenez et buvez-en tous, car Ceci est Mon Sang "

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